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LA PREUVE PAR L'EXEMPLE : LES ETRANGERS DU FICHIER ELECTORAL SENEGALAIS

ImageChaque fois qu’on a parlé de la fraude électorale, certains nous ont opposé l’argument de l’absence de preuve. Or des preuves il en existe. Des présomptions irréfragables que les élections passées et à venir sont et seront frauduleuses, il en existe.

Certains ont injustement reproché à l’opposition de n’avoir pas apporté la preuve de ses allégations. Or des preuves ont été mises à disposition de la justice sénégalaise sauf que cette dernière partiale et à la solde du pouvoir les a rejeté d’un revers de la main au motif absolument fallacieux « qu’elles n’ont pas été de nature à influer significativement sur les résultats ». On a bien vu que la motivation des juges du Conseil Constitutionnel sénégalais n’avait aucun soubassement juridique puisque dans un véritable processus électoral démocratique, il suffit d’établir une seule fois la preuve que la loi n’a pas été respectée pour que l’ensemble du processus soit invalidée. Or s’agissant du processus électoral sénégalais, il a été démontré ici (lire l’article ) que la fabrication de la clé de voûte des élections sénégalaises qu’a constitué le fichier des personnes admises légalement à voter n’a pas été démocratique puisque cette clé a été confiée à une seule des parties au jeu électoral à savoir l’Etat PDS. A aucun moment, ni les partis de l’opposition (ayant seule voix consultative), ni la société civile ni même une CENA laxiste pour ne pas dire complice, chargée, nous a t-on, dit de veiller au bon déroulement du processus, n’ont été mis en mesure d’exercer leur droit de contrôle sur la confection du fichier et la distribution des cartes. Et lorsque des représentants de partis ont pu faire des remarques, ils n'ont pas été le plus souvent suivis par des représentants de la CENA seuls habilités à valider ou invalider une inscription. C’est pourquoi on a pu assister à toutes sortes d’incohérences, d’irrégularités, d’aberrations et de tricheries qui ont abouti au blocage du jeu démocratique sénégalais. Plus grave encore, par la simple envie de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, Wade et ses affidés ont violé la loi fixant les conditions d’acquisitions de la nationalité sénégalaise en permettant à des milliers d’étrangers de s’inscrire sur les listes et d’obtenir la carte d’identité sénégalaise.


Les étrangers du fichier électoral sénégalais : la preuve par l’exemple

Comment comprendre qu’un dénommé JAIA TAMBATO, Bissau Guinéen, né le 05/05/1960 à BAFATA (voir son passeport) a pu s’inscrire sur le fichier électoral sénégalais et obtenir carte d’électeur et carte d’identité mentionnant comme lieu de naissance GOUDIRY au Sénégal ? On peut comprendre que par le jeu de la double nationalité une même personne puisse avoir deux passeports et deux cartes d’identité. Mais par quel miracle peut-on naître à deux endroits différents (BAFATA et GOUDIRY) le même jour (5/05/1960) ? Seul Wade par une de ses "formules magiques" pourrait peut être nous donner la réponse.

Cet exemple doit être multiplié par milliers car dans certains quartiers de Dakar, il a été rapporté que bon nombre de Guinéens, vendeurs de fruits ou charbon de leur état, ont fait la queue pour voter. Le même phénomène a été constaté dans les zones frontalières du Sénégal. Des milliers de guinéens, maliens, mauritaniens et autres se sont procurés parfois illégalement, des extraits de naissance et se sont inscrits sur les listes pour obtenir le fameux sésame que constitue pour eux la carte d’identité sénégalaise. Or, même obtenu légalement, un simple extrait de naissance n’aurait jamais du suffire pour s’inscrire sur les listes électorales parce qu’être né au Sénégal de parent guinéen donne l’extrait de naissance mais pas la nationalité sénégalaise dont l’obtention est soumis à d’autres critères fixés par la loi.

On a toujours reproché à l’opposition de manquer de preuve. En voilà donc une, édifiante et il en existe d’autres. Elle doit être suffisante pour invalider tout le processus électoral si l’on sait que sur le chiffre de 5 millions d’électeurs avancé par le pouvoir, près de 1 million s’est inscrit sur la base d’un simple extrait de naissance qui ne suffit absolument pas à établir la nationalité sénégalaise. Et c’est certainement pour éviter que des milliers d’autres preuves soient mis en lumière que le pouvoir refuse un audit du fichier électoral dit « biométrique »

Malheureusement, il faudra beaucoup de travail, de temps et d’argent pour remettre à l’endroit ce que Wade et ses courtisans ont mis à l’envers.



Elements de la fraude (carte d'identité sénégalaise, carte d'électeur sénégalais et passeport bissau guinéen) :
fraude_carte.jpg

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ET CA CONTINUE :

La preuve que l'Etat PDS se fout complétement des remarques et remontrances portant sur le processus électoral, actuellement les opérations de distribution des cartes se font par les autorités administratives mises en place par l'Etat PDS sans la présence des représentants de la DECENA en contradiction flagrante avec les dispositions légales. Ce phénomène n'a pas échappé à des représentants de partis, de l'opposition comme du pouvoir, qui ont co-signé une lettre de protestation adressée à la DECENA de France que vous pouvez lire en pièce jointe.

LIRE en PDF le courrier adressé à la DECENA

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