Socialisme République Sénégal

Le Temps de la République

Document - CONFERENCE DE PRESSE DES LEADERS DU FRONT SIGGIL SENEGAL

ImageDepuis l’avènement de Me Abdoulaye WADE à la magistrature suprême, le Sénégal est plongé dans une crise profonde et généralisée.
Cette faillite plurielle et multiforme, visible à tous les niveaux, trouve sa principale origine dans un manque de vision et dans la mal-gouvernance caractérisée sur le plan économique et social. Le monde rural, épine dorsale de notre économie a payé un lourd tribu par la destruction du capital semencier. Aucune politique sérieuse n’est conçue pour remédier à la péjoration des sols, pour rendre accessible les intrants l’eau et le crédit. Le démantèlement de la filière arachidière a provoqué une baisse drastique de la  production annuelle qui est passée de 1.200.000 tonnes en 2000 à quelques 300.000 tonnes en 2008. Cela entraînent naturellement l’effritement du rôle régulateur de cette filière et affecte notamment le transport et l’élevage.
Autour du monde rural nous assistons à une faillite de plusieurs secteurs tels que la pêche avec une raréfaction des ressources halieutiques, la politique de l’eau avec des forages existant mais qui ne sont ni entretenus, ni réparés.

De plus, des opérateurs économiques véreux ont été introduits dans les circuits commerciaux pour enrichir une clientèle insatiable.
Tout cela montre l’incapacité du régime de Me Abdoulaye WADE à prendre des actes et des directions en fonction de l’intérêt général.

Par ailleurs, les valeurs s’effondrent et le pouvoir en place cultive des anti-valeurs au service de ses préoccupations du moment.
La dégradation est telle que la pauvreté et la misère se sont aggravées en laissant la porte ouverte à la famine.

L’exode rurale est le corollaire naturel de cette situation dont les conséquences sont perceptibles dans les villes et les zones suburbaines.
L’émigration clandestine est un baromètre tragique et constitue la seule issue pour beaucoup de citadins qui ont trouvé un horizon bouché faute de manque de perspectives car le gouvernement n’a pas crée un environnement propice aux investissements. Au contraire toutes les grandes unités industrielles du pays ont été affectées par l’impéritie et les pratiques nébuleuses des tenants du pouvoir. L’on se rappelle du bradage suspect de la SONACOS, les conséquences de la gestion téléguidée des ICS, de la longue agonie de la SAR accompagnée de ruptures dans l’approvisionnement en hydrocarbures. La privatisation annoncée de la SONATEL constitue une véritable fuite en avant que ne sauraient justifier l’anémie des finances publiques et la reconstitution inquiétante de la dette intérieure qui asphyxie nombre de PME.

C est dans ce contexte que des centaines de milliards ont été affectés aux travaux de Dakar et n’ont pas conduits à la confection d’infrastructures qui accompagnent une dynamique de développement. Pire, le problème de la mobilité urbaine est loin d être réglé. Quand on pense à l’opacité totale acquise a entouré la conception, le financement et l’exécution des dits travaux, l’on est fondé à exiger un audit sans délai de l ANOCI y compris de son budget de fonctionnement.

Ces errements tentaculaires n’épargnent pas la gestion du foncier où la  boulimie du gouvernement dévore des infrastructures sportives économiques et sociales (stade Assane Diouf, CICES, lycée Lamine Gueye, cimetière Saint Lazare, Hôpital Le Dantec) et une spoliation continue du domaine public maritime.

C’est précisément cette boulimie foncière qui inquiète dans le nouveau slogan « GOANNA » qui nous est servi après les APE, REVA, l’OCI.
Au delà du caractère farfelu des chiffres annoncées, il faut retenir l’expropriation programmée des terres des vrais paysans qui est le lit de conflits sociaux préjudiciable à la stabilité de notre pays, qui devra s’inspirer en la matière, des douloureuses expériences de nombre de pays d’Amériques latine par exemple.

C’est d’autant plus inacceptable que nous sommes au seuil de l’hivernage avec les premières pluies qui sont tombées dans  le sud de notre pays.
Quelles sont les actions à mettre en œuvre dans ce délai pour avoir ces augmentations aussi spectaculaires de production ?
Qui va les mettre en œuvre ? Avec quel coût ? Quelles sont les ressources budgétaires à affecter à ce plan ? Me WADE ne le sait pas.
Parallèlement à la crise économique, nous assistons à une crise sociale qui affecte entre autres le système éducatif sénégalais. Le gouvernement de Me Wade semble ignorer que dans le contexte de la mondialisation l’école constitue un enjeu stratégique. Le dilatoire et le refus du gouvernement de dialoguer avec l’intersyndicale de l’enseignement font planer les risques d’une année compromise qui serai fatale.

Le FSS invite l’Etat du Sénégal à dialoguer avec les syndicats des enseignants  pour sauver le pays d’une année blanche qui serait un coup de grâce à notre système éducatif.

Pendant ce temps que fait le Président de la République : il malmène la démocratie par un réflexe dictatorial qui ne dit pas son nom.
La constitution est constamment malmenée alors que celle-ci a pour vocation première de demeurer le plus longtemps possible .Faisant fi de tout cela, Me Wade et son assemblée nationale fonctionnant comme un rouleau compresseur ont modifié la constitution de 2001 douze fois en 7 ans.

En plus de cela la présidence de la république étouffe toutes les institutions et bouscule le calendrier républicain et ce après deux mascarades électorales avérées :

- Les présidentielles avec manipulation du fichier, résultats factices.
- Les législatives avec le boycott de l’opposition qui demandait une révision du fichier infesté par les manipulations du PDS et des fraudeurs zélés. Ceci sanctionné par un refus total du pouvoir de dialoguer avec l’opposition avec pour seul objectif l’institutionnalisation du « COUP D’ETAT PERMANENT ».
Toujours fidèle à son habitude, Me WADE dépourvu de solutions fait dans le dilatoire en attaquant une institution cinquantenaire telle que la FAO et les ONG. Alors que nous savons tous que la vocation première de la FAO c’est un rôle technique et de conseil. Ce n’est donc pas à la FAO de déterminer une politique de développement agricole pour le SENEGAL.

 Dans le même temps le train de vie de l’Etat augmente de manière exponentielle avec un gouvernement pléthorique des chambres illégitimes mais budgétivores, des ministres conseillers, plus d’une cinquantaine d’agences qui empiètent sur les compétences des ministères pour que Me WADE puisse mieux contrôler l’Etat, de nombreuses représentations diplomatiques qui n’ont rien à voir avec les capacités financières du Sénégal.

Ajoutez à cela les logements administratifs, le parc automobile de l’Etat, les voyages et le nouvel aéronef présidentiel, la facture est chère payée.
D’autant plus que Me WADE s’apprête à aller à Paris pour le lancement de son livre avec des centaines de  milliers de nos francs.

Ceci dans une atmosphère de report des élections et dissolution ciblée des collectivités locales dans l’illégalité absolue.
Ainsi, Me WADE peut contrôler les collectivités locales sans passer par les élections.

Ce faisant, il vise le patrimoine foncier des zones aussi riches que Mbour, Sangalkam et minier à Kédougou.
Aussi, le FSS a décidé de lutter contre les dérives totalitaires en refusant les passations de services, en appelant à la désobéissance civile pour combattre ces délégations spéciales qui ne sont que l’expression du piétinement de la volonté populaire.

- Le FSS exige que le gouvernement prenne des mesures urgentes qui aient des retombées positives sur le panier de la ménagère.
- Invite l’Etat sénégalais à discuter avec l’intersyndicale de l’enseignement pour sauver l’année.
- Demande à Me WADE de donner toutes leurs prérogatives aux corps de contrôle de l’Etat (inspections générales, inspections administratives internes, cour des comptes).

Dans cette atmosphère délétère de faillite généralisée, seules la tenue et la réussite des assises nationales inclusives nous permettront d’entrevoir des lendemains reluisants.

Ces assises se sont déjà construites une légitimité avec l’adhésion de 72 organisations politiques, syndicales et de la société civile avec une direction constituée entre autres de personnalités ayant fait leurs preuves sur le plan national et international.

Nous saluerons ici leur patriotisme car ce sont des personnalités désintéressées et qui sentent que le Sénégal est en danger.
Le FSS invite le peuple à se mobiliser pour saisir la gravité de la situation et l’importance des enjeux et mettre un terme aux dérives du pouvoir.
C’est ainsi qu’il organise une journée nationale d’action prévue le Dimanche 18 mai à Dakar, Thiès, Mbour et Saint Louis et invite tous les patriotes femmes, jeunes, troisième âge, travailleurs à se mobiliser ce jour pour montrer que les sénégalais ne sont pas prêts à laisser Me WADE s’installer sur un trône qu’ils ne lui ont jamais donné.

Le FSS prendra la tête de la résistance contre les velléités de monarchisation de la république du Sénégal.
Debout ensemble nous vaincrons !!!

Fait à Dakar, le 13 mai 2008

La Conférence de Leaders du Front Siggil Senegal

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